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| L'observance du traitement |
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| 1. Généralités | 2. Facteurs associés | 3. Attitudes et croyances | 4. Responsabilité |
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| 1. Quelques généralités sur l'observance |
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Synonymes : adhésion,
observance, « compliance », respect, adhésion, obéissance,
soumission aux recommandations médicales. |
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Lorsqu’il est question de
prescription de médicaments, il faut généralement
s’attarder à la question de l’observance ou de
l’adhésion au traitement. En effet, l’observance de
la prescription est une condition essentielle à
l’efficacité de la pharmacothérapie. À l'inverse, le
manque d’adhésion au traitement est une des principales
causes d'échecs thérapeutiques, de réhospitalisations et de
rechutes.
La fidélité, le respect, l’adhésion,
l’obéissance ou la soumission aux recommandations
médicales, comptent parmi les critères les plus utilisés pour
opérationnaliser le pôle positif de l’observance
(Baillargeon, Contreras, Grady, Black et Murray, 2000; Baumann
et Trincard, 2000; Britten, 1998; Grasset, Bonvin et Pomini,
2000; Haynes, 1979; Sleator, 1985). Des comportements de refus
(Dixon, Weiden, Torres et Lehman, 1997), l’oubli (Conrad,
1985, Willey et al., 2000, Dixon et al.), d’arrêt ou
d’interruption de la médication
indiquent, quant à eux, une inobservance. Certains auteurs
évoquent enfin une série de
comportements « d'autorégulation » de la part des patients, se
traduisant par une augmentation ou une diminution du dosage
prescrit, par l’ajout de doses, par l’irrégularité
des prises ou encore par la consommation de remèdes
alternatifs.
L’intérêt pour l’étude de l’observance
remonte aux origines de la profession médicale. C’est
toutefois vers les années 1960 que l’utilisation du terme
observance (« compliance » en anglais) est devenue
plus courante. Dans les écrits traitant de l’observance
des traitements pharmacologiques, est apparue récemment toute
une série de nuances autour des termes : observance, adhésion,
ou « compliance ». En effet, d'un terme à l'autre, le patient
peut être considéré comme plus ou moins volontaire et
responsable de ses comportements face à sa pharmacothérapie.
Ainsi, il importe de départager a) l’obéissance du
patient aux instructions et aux prescriptions du professionnel
de la santé, de b) l'engagement actif, volontaire, d'un patient
plus actif face à l’atteinte d’un résultat
thérapeutique désiré.
Ainsi, tel individu sera inobservant de façon consciente et
délibérée (« non-adhésion intelligente », suivant Ellis et al.
(2000), ou « intentionnelle » selon Willey et al. (2000)) parce
qu’il n’est pas en accord avec la prescription ou
n'en tolère pas les effets secondaires. Tel autre sera
inobservant être sans être passé par une telle réflexion («
non-adhésion erratique » (Ellis et al.), ou «
non-intentionnelle » (Willey et al.), mais parce qu’il
ne reconnaît pas son problème ou ne comprend pas bien comment
il doit prendre ses médicaments.
Quelques taux
Globalement, il est admis que plus de 30% (Conrad, 1985;
Mercier, 1989) de toutes les populations cliniques ne suivent
pas les recommandations de leurs médecins. Ce pourcentage peut
atteindre 60% chez certaines populations à faibles revenus
(Becker et Mainman, 1975).
- Il est à noter que l'observance des traitements
pharmacologiques à court terme tend à diminuer de jour en
jour (Sackett, 1976).
- Lorsqu’il est question d’un traitement à long
terme, les taux d'observance sont encore plus bas, se
situant en moyenne autour de 50% (Haynes, Taylor et
Sackett, 1979).
- L’observance des prescriptions de médicaments
psychotropes tend à être plus faible que celles de
médicaments ciblant des maladies physiques (Cramer et
Rosenheck, 1998).
- Les jeunes présentent souvent une observance plus pauvre
que les adultes (Ghaziuddin et al., 1999; Hack et Chow, 2001)
- Les adolescents sont en général moins observants que les
enfants (dos Reis et al, 2003). Ainsi, 38% des adolescents
ayant une prescription de médicaments psychotropes au
moment de leur congé de l’hôpital l'avaient
abandonnée 6 à 8 mois plus tard (Ghaziuddin et al., 1999).
- Chez les adolescents psychiatrisés, suivis sur une base
ambulatoire, la consommation problématique d'alcool et de
drogues est associée à une plus faible observance (Lloyd,
Horan, Borgaro, Stokes, Pogge et Harvey, 1998).
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2. Facteurs associés à l’observance |
Un certain nombre de facteurs ont été
identifiés comme pouvant déterminer ou influencer
l’observance d’une prescription pharmacologique. Il
s'agit 1) des caractéristiques personnelles des patients, 2)
l'influence des personnes significatives, 3) les facteurs liés
à la maladie et au traitement proprement dit, 4) le contexte
dans lequel prend place la prescription psychopharmacologique
et enfin, 5) la relation thérapeutique qui s'établit entre le
prescripteur et le patient.
2.1 Les caractéristiques personnelles
des patients
En premier lieu, soulignons que certaines dimensions de la
personnalité sont susceptibles d’influencer le
comportement d’observance. Par exemple, des traits
d’hostilité, d’agressivité ou d’indépendance
chez le patient sont liés aux comportements
d’inobservance (Mercier, 1989). L’aptitude et la
volonté du patient à suivre les recommandations de son médecin
(Grasset et al., 2000; DiMatteo, 1994), ainsi que son autonomie
(Lerner, 1997; Baumann et Trincard, 2002) peuvent, à l'inverse,
influencer positivement l’observance de la
psychopharmacoprescription.
Selon Becker et Mainman (1975), ainsi que Horne et Weinman,
(1999), l’âge du patient est un autre facteur associé aux
comportements d’observance. L’étude de
Thiruchelvam, Charach et Schachar (2001), portant sur les
prescriptions de psychostimulants auprès d’enfants, nous
apprend que les patients plus jeunes sont généralement plus
observants que les plus vieux. Au niveau développemental, il
importe de signaler que les jeunes enfants risquent d'adopter
une position bien différente de celle des adolescents envers le
médecin pharmacoprescripteur et envers la médication. Des
études s'intéressant à l'observance des prescriptions de
médicaments psychotropes chez les adolescents (Greenhill et
Setterberg, 1993; Williams, Hollis et Benoit, 1998) cernent des
facteurs spécifiques à cette population, soit: les sentiments
d’invulnérabilité, l’hostilité éprouvée envers les
figures d’autorité et la recherche d’autonomie
(Bastiaens, 1995). La lassitude à prendre le comprimé sur une
base régulière, ainsi que l’embarras que suscite la prise
des médicaments face au groupe de pairs sont d'autres motifs
qu'invoquent les enfants et les adolescents pour expliquer leur
refus de la médication (Greenhill et Setterberg, 1993; dos Reis
et al., 2003).
2.2 Facteurs liés aux personnes
significatives
Des facteurs liés aux personnes significatives dans
l’entourage du patient viennent aussi influencer
l’observance de la prescription par les jeunes (Fawcett,
1995). Par exemple, lorsque Thiruchelvam et al. (2001) abordent
l'âge comme déterminant de l’observance, ils remarquent
que chez les plus jeunes ce sont les parents ou encore
d’autres adultes qui prennent la responsabilité des
médicaments. De manière générale, les parents et les éducateurs
jouent un rôle significatif. Parfois, un dysfonctionnement
familial et une mauvaise communication parent-enfant
interfèrent avec l’observance (Hack et Chow, 2001).
L’observance de la prescription est alors sujette à
devenir un lieu de conflits entre les parents et les
adolescents et ainsi d’en souffrir (Greenhill et
Setterberg, 1993). L’inconfort des parents envers la
pharmacothérapie et la crainte de la stigmatisation (Williams
et al., 1998) sont des motifs d’échec de traitement sous
psychostimulants et ce, malgré des effets thérapeutiques
positifs.
2.3 Facteurs liés à la maladie et au
traitement
Dans un autre ordre d'idée, certains facteurs liés à la nature
de la maladie et du traitement contribuent aux comportements
d’observance. Ainsi, une condition psychiatrique complexe et
asymptomatique tend à entraîner une moins bonne observance
(Haynes, 1979). Dans les cas de trouble de déficit de
l’attention avec ou sans hyperactivité, il semble que
l’identification d'un grand nombre de symptômes avant le
traitement, contribue à provoquer une réponse positive au
traitement et à entraîner une meilleure observance
(Thiruchelvam et al., 2001). Par contre, l’identification
d’un trouble de l’opposition est un élément pouvant
influencer négativement l’observance.
Certaines caractéristiques du traitement peuvent être liées,
bien que de façon limitée, à son observance : les effets
secondaires en découlant, sa durée, sa complexité et les coûts
qui y sont associés.
Les comportements passés étant souvent les meilleurs
prédicteurs des comportements futurs, il est à noter
qu’une histoire personnelle d’inobservance augmente
la probabilité de répéter ce comportement.
a. Dimensions de
la personnalité
b. Âge du patient
c. Attitudes des parents par rapport à la médication
psychotrope.
d. Attitudes des éducateurs par rapport à la médication
psychotrope.
e. Nature de la maladie
- Condition psychiatrique
- Condition complexe
- Condition asymptomatique
- Nombre de symptômes
f. Nature du traitement
- Effets secondaires
- Durée
- Complexité
- Coûts
g. Contexte d’autorité
h. Résistance
i. Le médecin
- Style de communication
- Explications et informations données au
patient
j. Relation thérapeutique
i. Observance comme mode de communication.
k. Les croyances du patient par rapport à la maladie en
général, la maladie dont est spécifiquement atteint le
patient, les médicaments en général, les médicaments
spécifiquement prescrits au patient. |
2.4 Contexte
Le contexte dans lequel le médicament psychotrope est prescrit
est aussi un facteur déterminant de l’observance
(Meichenbaum et Turk, 1987). Dans le cas des institutions de
réadaptation pour mineurs, le fait que ces adolescents soient
sous surveillance presque constante pourrait influencer leur
rapport aux médicaments prescrits. Les études de Baillargeon et
al. (2000) et de Williams et al. (1998) ont porté
respectivement sur des détenus adultes et des adolescentes
incarcérées. Ces deux études ont su mettre en évidence que bien
que la consommation des médicaments prescrits ait lieu dans un
contexte d’autorité et de contrainte, il existe un espace
à l’intérieur duquel l’individu peut décider de se
conformer ou pas et au sein duquel il lui appartient de fournir
les efforts nécessaires à l’atteinte de ses objectifs. La
résistance au traitement, s’observant fréquemment en
milieu correctionnel (Preston, 2000), a un impact majeur sur
l’observance de la psychopharmacoprescription.
2.5 La relation thérapeutique
La relation thérapeutique entre le médecin et le patient
influence le comportement d’observance (DiMatteo, 1994 ;
Haynes, 1979; Meichenbaum et Turk, 1987). Le médecin, son style
de communication, ainsi que les explications et les
informations qu’il fournit sur la médication peuvent
avoir leur influence. Di Matteo a révélé
que, dans au moins la moitié des cas, le patient quitte le
bureau de son médecin sans avoir intégré ce que ce dernier lui
a dit, ni connaître les comportements à adopter pour prendre
soin de sa santé. Les patients quant à eux mentionnent souvent
qu’ils appréhendent les réactions négatives de leur
médecin s’ils en viennent à lui poser trop de questions
(Sleath et al.). L’inobservance peut aussi devenir une
façon pour le patient de communiquer avec son médecin,
communication qui repose davantage sur des passages à l'acte
que sur l'échange verbal (Mercier, 1989).
La question des rôles de « médecin » et de « patient » est
soulevée par Haynes (1979), lorsqu'il définit l'observance
comme « la mesure dans laquelle le comportement d’un
individu […] correspond aux recommandations ou aux
prescriptions du médecin ». Pour Conrad (1985), l'observance
n’est pas considérée de la même façon selon qu’on
l'aborde du point de vue du patient ou du point de vue du
médecin. Du point de vue des professionnels, elle introduit la
possibilité de cultiver la passivité et la dépendance du
patient de qui on attend seulement qu'il se soumette aux ordres
et aux exigences du médecin. |
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| 3.
Attitudes et croyances |
Sous l'angle de la relation
thérapeutique, il est intéressant de s’attarder aux
perceptions que peuvent avoir les patients de leur traitement,
ainsi qu'aux attitudes et aux croyances venant influencer le
comportement d’observance. De façon générale, il est
reconnu que les croyances (Bush et Hardon, 1994 : dans Williams
et al., 1998; Haynes, 1976) et les attitudes (Bastiaens, 1995;
Bastiaens, 1992b : dans Williams et al., 1998) du sujet et des
membres de sa famille par rapport aux médicaments influencent
l’observance. Ainsi, la plupart des individus croient
qu'il est préférable de prendre le moins de médicaments
possible (Ellis et al., 2000).
Les « Health Belief Models » de Becker et Mainman
soutiennent que l’observance des recommandations
médicales est liée à la perception qu'a le patient : (1) de sa
susceptibilité à la maladie; (2) de la sévérité et des
conséquences de cette maladie; (3) des bénéfices et les
conséquences qui pourraient découler du traitement (Becker et
Mainman; Conrad, 1985; DosReis et al., 2003). Plus
spécifiquement, quand les « Health Belief Models » sont
appliqués à la pharmacothérapie, on conçoit que les patients
interprètent les prescriptions de leurs médecins et régulent
ensuite leur pharmacothérapie, en fonction de leurs croyances
et leurs perceptions. Ces nouvelles pratiques peuvent déroger,
partiellement ou totalement, des recommandations du médecin
(Becker, 1976; Conrad; Horne et Weinman, 1999).
En plus de considérer les croyances du patient par rapport à
la maladie en général et à la maladie dont il est atteint, il
importe d’examiner ses croyances par rapport a) aux
médicaments en général et b) aux médicaments qui lui sont
prescrits plus spécifiquement.
Les croyances relatives aux médicaments en général peuvent
être divisées en deux sous-groupes : (1) celles liées à la
nature ou valeur intrinsèque de la médication (bonne ou
mauvaise) et; (2) celles sur la façon dont les médicaments sont
utilisés et prescrits par les médecins (Horne et Weinman,
1999). Les croyances portant plus spécifiquement sur les
médicaments prescrits sont aussi sous-divisées selon qu'elles
portent sur (1) la nécessité des médicaments prescrits pour la
santé ou (2) les effets indésirables possibles résultant de la
prise de ces médicaments. Dans ce modèle fondé sur
l’expérience subjective du patient
– pour qu’il y ait observance, le patient doit
juger que la nécessité de prendre la médication pour maintenir
ou améliorer sa santé l'emporte sur les possibilités d'effets
néfastes (Horne et Weinman). L’appropriation, le jugement
et la compréhension du patient par rapport à sa maladie, à ses
besoins (Britten, 1998; Holzinger et al., 2002; Willey et al.,
2000) ainsi qu’à son traitement (Baumann et Trincard,
2002; Bush et Hardon, 1994 : dans Williams et al., 1998;
Grasset et al., 2000; Holzinger et al., 2002; Willey et al.)
influencent donc beaucoup le comportement
d’observance.
Lorsque les croyances des patients par rapport à la maladie
ou aux traitements sont ainsi considérées, il est important de
prendre en compte qu’elles peuvent comporter des erreurs
ou des biais qui sont parfois culturels (dos Reis et al., 2003;
Lerner, 1997). Devant ces risques, plusieurs estiment
nécessaire d'éduquer, de renseigner et d’informer
clairement les patients. Or, il semble que l’éducation
des patients ne favorise pas forcément une meilleure observance
de la prescription. |
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| 4. Sur qui la
responsabilité de l’observance repose-t-elle? |
Ross (1991) affirme que
l’observance devrait être considérée à partir d'un modèle
où sont évalués à la fois la disponibilité des médicaments, les
paramètres de pratique professionnelle et la responsabilité
individuelle du patient par rapport à son traitement. Le
patient devrait respecter la prescription de son médecin,
tandis que ce dernier devrait comprendre le point de vue de son
patient et lui permettre d’être actif dans son
traitement. Les relations du patient avec son médecin et
l’alliance thérapeutique qui en découle (Hack et Chow,
1991) lui permettent de donner un sens à sa maladie et
d’évaluer son traitement (Britten). Dans le même esprit,
pour Mercier (1989), il est possible d'établir une entente
négociée entre le patient et le médecin. Bref, il semble que ce
soit d’abord au sein de la relation thérapeutique que se
dessine la position active ou passive du patient face à sa
condition et à son traitement. Ainsi, l'établissement
d’une alliance thérapeutique positive et d'un climat de
confiance mutuelle pourrait favoriser une meilleure adhésion au
traitement et une plus grande responsabilité du patient par
rapport à sa psychopharmacoprescription.
Responsabilité de
l’observance
- Partenariat entre le médecin et le patient dans
lequel chacun respecte le point de vue de
l’autre.
- Possible d’établir une entente négociée
entre le patient et le médecin.
- Contexte d’autorité instaure une résistance
au traitement : un espace dans lequel
l’adolescent peut exercer son jugement doit
exister dans sa relation avec
l’intervenant.
- Attitudes de personnes significatives
importantes.
- Éducation faite au patient par rapport aux
médicaments qui lui sont prescrits.
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Pistes d’interventions
possibles
À la lumière des éléments mis en évidence dans ce texte, il est
possible de concevoir l’observance de la
psychopharmacoprescription comme un phénomène systémique
pouvant être influencé par plusieurs facteurs qui relèvent du
patient (telles les caractéristiques personnelles), du
traitement, de la maladie, du médecin et des personnes
significatives dans l’univers du patient. Le comportement
et les attitudes face aux médicaments psychotropes sont de plus
modulés selon les attitudes et les croyances du sujet et de son
entourage à leur sujet.
L’intervention visant à améliorer ou à moduler les
comportements d’observance du patient peut dès lors
porter sur différentes cibles. Dans le contexte particulier de
la prescription de médicaments psychotropes chez des mineurs
placés en centres de réadaptation, il est possible de croire
que le trouble présenté par le jeune vienne dans certains cas
perturber l’observance au traitement, principalement
lorsqu’il est question d’un trouble des
conduites. L’inobservance peut alors devenir un
mode d’expression de ce trouble, particulièrement dans un
contexte d’autorité qui est défiée par
l’adolescent. Il sera alors très important de renseigner
l’adolescent des bénéfices et des effets possibles
pouvant résulter de la prise des médicaments prescrits
(affectant ainsi ses croyances).
L'on visera après à ce que le jeune prenne position face à ses
médicaments, mais d'une façon délibérée et selon ses
connaissances sur le trouble et ses
traitements. De plus, dans ce
contexte pouvant mener à une
perception d’une aide contrainte, il sera primordial de
laisser un espace où l’adolescent pourra exprimer sa
résistance au traitement au sein de sa relation
avec l’intervenant exerçant
l’autorité. |
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